Où je vous dit tout (ou presque) sur mon histoire
Par Estevan le mercredi, 14 mars 2007, 18:53 - Lien permanent
Amis lecteurs,
Je vous dois des excuses :
suite à un emploi du temps particulièrement chargé ces temps-ci, je n’ai pas eu
le loisir de continuer à vous écrire. J’espère que, dans votre infinie bonté,
vous me pardonnerez.
Vous êtes déjà nombreux et
nombreuses à suivre le récit de mes « aventures » - j’ose le terme,
ma modestie légendaire dut-elle en pâtir- et j’en suis très touché. Et flatté
bien évidemment. Je reviendrai plus tard sur l’un des commentaires posté par un
certain « Nico », un de mes ex humains adoptifs qui, j’en prends
pleinement conscience aujourd’hui - et grâce à ce blog !- ne s’est toujours pas remis de mon départ.
J’en suis bien sûr navré mais… qu’y puis-je ?
Je suis né à Paris et j’ai rencontré, sur les bords de Seine, mon humaine préférée, celle qui est devenue ma seule et unique maîtresse, bien que la fidélité ne soit pas mon fort. C’est aussi pour lui rendre hommage et lui dire à quel point mon cœur n’appartient qu’à elle, que je tiens à expliquer ici les raisons qui ont orienté mes choix tout au long de mon existence. J’ai donc partagé les premiers mois de ma vie avec cette jeune femme qui me traitait fort bien et n’avait d’yeux que pour moi, ce qui est toujours très agréable… Nous avons déménagé quelques temps en Bretagne, où j’ai pris possession d’une sympathique maison de campagne (petit havre de paix qui fera, je vous le promets, l’objet d’un autre billet !). Mais à la fin de l’été, il a fallu reprendre le chemin de la ville. Pas Paris, à mon grand désespoir, mais le Nord de la France. Félinement parlant, ce n’est guère un endroit attrayant. Vous le savez tous, nous autres félins urbains aimons par-dessus tout le soleil et la chaleur du sud de la France, voire de l’Europe. Mais il faut faire des concessions lorsque l’on adopte un humain. Je pourrais même dire des sacrifices. Enfin, à l’époque j’étais jeune et épris d’aventures. Je pensais que découvrir une nouvelle région pouvait, finalement, se révéler amusant.
Hélas ! Je dus rapidement me rendre à l’évidence : ce climat n’était pas fait pour moi. Je pris donc l’habitude de faire de fréquents allers-retours entre ma Bretagne chérie et le Nord (quatre heures de TGV seulement ! On n’arrête pas le progrès !) Ceci dura trois ans. La dernière année, voyant que mon humaine s’ennuyait -elle aussi !- j’ai adopté une autre humaine. Mais cela ne dura que quelques mois. Car fatigué des trajets, soucieux de prendre soin de ma maison de campagne à laquelle je tenais tant (on ne peut se fier au personnel de maison de nos jours, n’est-ce pas ? et pourtant le gardien de mon humble demeure, le rustre Teddy, a, à sa disposition, trois humains au mieux de leur forme pour le seconder !), bref lassé de cette vie stressante, j’ai pris la douloureuse, mais nécessaire, décision de partir quelques temps. Et je me suis retiré en Bretagne. Cette année fut salvatrice, vraiment ! J’ai envoyé mon humaine à l’étranger afin qu’elle voit un peu le monde (oh, pas très loin, hein ! l’Angleterre ; je n’aurais pas supporté de la savoir à des milliers de kilomètres de moi !).
Puis, j’ai réussi à convaincre mon humaine de retourner définitivement nous installer à Paris. J’ai trouvé un petit appartement sympathique, en proche banlieue, non loin du bois de Vincennes… Vous connaissez sûrement ? C’est un endroit exquis ! Nico, le fameux Nico, alors étudiant, habitait déjà cet appartement –gracieusement prêté par un chat de sa connaissance. Il faut bien aider les jeunes qui démarrent, n’est-ce pas ? Il est vrai que le courant est bien passé entre nous. Il respectait ma tranquillité tout en me portant l’attention nécessaire à ma condition de félin.
Mais cette fois encore, il nous fallu partir. Mon humaine devait prendre son envol et - ça vous déchire le cœur de les voir quitter le nid mais c’est ainsi !- fonder un foyer. Je lui ai trouvé un gentil petit humain qui n’avait, à mes yeux, qu’un seul défaut : il n’aimait pas les chats ! Qu’à cela ne tienne me suis-je dit (j’étais las, je dois avouer, de chercher un petit compagnon à mon humaine décidément bien difficile !) ; avec mon immense talent de charmeur d’humain j’ai, en quelques semaines à peine, réussi à lui faire adorer toute la race féline urbaine (les chats essentiellement). J’ai si bien réussi ma petite entreprise que le brave garçon s’est, à son tour, fait adopter. Par une petite boule de poil grande de quelques centimètres seulement… Et voilà comment Bubulle est entré dans nos vies.
Au plaisir de vous parler à nouveau très bientôt,
Estevan

Commentaires
A mon grand étonnement, ainsi qu'à ma grande déception, je m'aperçois, cher ami Babane, que mon nom n'apparaît même pas dans les colonnes qui retracent ta vie :-| alors que, et ce n'est un secret pour personne, j'ai joué un rôle très important dans ta courte vie, nous avons même été, t'en souvient-il, ô ingrat Babane, très proches pendant une certaine période (c'était avant que tu ne chasses minou de sa légitime demeure dont tu as éhontément pris possession par la suite ; épisode qui semble avoir tout bonnement disparu de ta mémoire puisque je ne l'aperçois nullement dans le résumé de ta vie...). J'étais alors adolescente et je te racontais tous mes secrets, et cela, cher Babane, tu sembles l'avoir oublié. Je ne m'en formalise point et, rassure toi, je te pardonne, bien entendu.
Cordialement
ahhhh cher ami Babane peut tu simplement passer le message à ton maitre qu'un sale petit voyou m'a dérober mon telephone portable et que donc je n'ai plus ses coordonnees. Snif snif que la vie est dure! Il peut me contacter sur mon adresse mail.
pour mon honneur personnel: petites corrections:
"peux tu" "dérobé"
la fatigue, la fatigue!!! tu la connais bien toi :)
tu écris super bien, ca ferai un très bon livre les aventures de ce chat, bonne continuation